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La première cité et la ville médiévale

La cité gallo-romaine, centrée sur la butte, s'étendait jusqu'aux emplacements de la place Saint-Laurent, de la rue Saint-Martin et du marché Saint-Arigle. Mais un net repli se manifeste au moment des invasions, qui se traduit au Ve siècle par la construction d'une enceinte délimitant un espace réduit de l'ancienne cité. Son tracé englobe la partie haute de la ville qui correspond au centre monumental. La Butte est déjà le centre du pouvoir politique et religieux, un temple était localisé à l'emplacement de la cathédrale, et l'examen du plan actuel montre des éléments de rues orientées avec peut-être un forum à l'emplacement de la place de la Mairie. Centre administratif depuis qu'elle a accédé au rang de cité au IVe siècle, la ville est érigée en évêché au Ve-VIe siècle et devient ainsi un centre religieux. L'évêché représente un pôle attractif, ce qui se manifeste avec l'installation précoce de monastères aux alentours immédiats de la cité ( premier monastère Saint-Etienne vers 600, abbaye bénédictine Notre-Dame en 624 et abbaye Saint-Martin au VIIIe siècle).

 

4 à 6000 habitants

La période médiévale représente un laps de temps considérable et des changements importants se produisent entre la bourgade semi-rurale du début du XIe siècle et la ville notablement agrandie de la fin du XVe siècle. On sait peu de chose de la démographie de Nevers au Moyen Age, qui devait osciller entre 4 et 6000 habitants au grès des périodes de crise ou de croissance. Vers l'an 1000 sont situés à l'intérieur des murs : la cathédrale, l'évêché et le cloître, le château comtal... et à l'extérieur : quelques paroisses comme Saint-Trohé et Saint-Arigle, les abbayes, l'amorce d'un bourg autour du monastère Saint-Etienne. Le monastère est à cette époque un facteur de dynamisme dans l'évolution urbaine, sanctionné par l'octroi d'une chartre de franchise au bourg Saint-Etienne en 1090, un siècle avant celle concédée par le comte à l'ensemble de la ville. Il faut aussi rattacher l'histoire de la ville à celle du mouvement du XIe qui voit une extension généralisée des cités dans l'Occident Chrétien. La construction d'une enceinte de réunion en 1194, qui englobe les faubourgs qui se sont développés aux pieds de la première cité, marque cette évolution. Cette enceinte est beaucoup plus grande que la précédente. Les remparts, en partie reconstruits aux XIVe et XVe siècles, prennent appui à l'ouest sur le ruisseau de la Passière, au nord sur les marais, au sud-est la Nièvre. Cette nouvelle limite ne correspond pas cependant à la clôture d'un espace saturé. L'enceinte renferme en effet de nombreux espaces vides, parfois à usage agricole, mais qui sont le plus souvent de vastes propriétés ecclésiastiques ou nobiliaires. En outre, elle n'englobe pas tout l'espace bâti. Restent en dehors : le faubourg du Croux et ses prolongements à l'ouest, comme le village de Saint-Benin ; au nord, le sanctuaire de Saint-Gildard ; à l'est, le village du Martelet, le faubourg de Mouësse et la maladrerie Saint-Lazare ; la maladrerie Saint-Antoine au sud. Ces faubourgs sont isolés de la ville par les portes, qui sont fermées chaque nuit.

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