Ville de Nevers | La ville au XIXe siècle
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La ville au XIXe siècle

Les véritables mutations qui ébauchent la ville moderne apparaissent au XIXe siècle. Elles sont à Nevers de moindre envergure que pour nombre d'agglomérations dont la révolution industrielle a bouleversé la croissance. Restant une ville d'administration et de commerce, Nevers croit à un rythme plus lent, mais qui reste relativement important : 11 000 habitants en 1801 et 26 108 en 1901.

 

Cette croissance démographique se traduit de différentes façons. La densification de la ville "intra muros" se poursuit avec le lotissement d'anciens terrains ecclésiastiques et nobiliaires, comme ceux de l'abbaye Saint-Martin et de l'hôtel de Rémigny. De nouveaux quartiers "extra muros" se développent au nord et à l'ouest. La démolition de la caserne en 1883 facilite les liaisons nord-sud et laisse place à un nouveau quartier de type "haussmannien". Dans le même temps, le développement urbain conduit à une extension des constructions, souvent sous forme de petites maisons basses de type rural, le long des principaux faubourgs ; faubourg de Paris jusqu'au Pont de Chagny ; de Lyon en direction de Saint-Antoine ; du Mouësse jusqu'au ruisseau de l'Eperon... Enfin, les premiers quartiers pavillonnaires apparaissent à la fin du siècle au Tonkin et dans le quartier d'Alsace Lorraine.

 

Voie ferrée

Le passage de la ligne de chemin de fer date de la seconde moitié du XIXe siècle. Une nette coupure apparaît alors entre le centre et le quartier de la Passière et des Montapins. La boucle de la voie ferrée (1857) dessine une seconde barrière autour de la ville, prolongée par le canal de dérivation de la Nièvre (1865). Quelques opérations d'urbanisme tentent d'introduire une continuité entre le centre et ces évolutions périphériques, comme l'aménagement de la Place Carnot et de la Place Mossé... Mais si ces projets d'urbanisme trouvent une inscription dans le territoire urbain, ils n'en modifient pas radicalement la structure. En fait, plusieurs types de paysages coexistent en 1914 : le centre ancien peu retouché, les nouveaux quartiers proches du centre à immeubles jointifs, les faubourgs linéaires semi-ruraux, les quartiers pavillonnaires... Avec le XIXe siècle, le territoire urbain s'organise selon un schéma opposé à celui de la ville d'Ancien Régime. D'un espace clos, saturé et multifonctionnel, la ville devient un territoire étendu, morcelé où apparaît une différenciation fonctionnelle et sociale. Le zonage des paysages et des activités s'affirme. Nombre de faubourgs conservent une activité agricole, comme les maraîchers de la Baratte. Le quartier d'Alsace-Lorraine, comme celui de la Rotonde, est un quartier de cheminot ; le Tonkin, un quartier d'employés et d'ouvriers. Le commerce de gros et les entrepôts se regroupent près de la voie ferrée et à la Jonction aux abords du port. Le quartier sud présente un aspect inachevé, comme d'ailleurs les quartiers est, avec des emprises industrielles (la station de pompage du plateau de la Bonne-Dame) ou militaire (le Champ de tir).

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