Ville de Nevers | La ville d’Ancien Régime
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La ville d’Ancien Régime

La population augmente peu et oscille entre 6 000 à 10 000 personnes. Au XVIe siècle et dans la première moitié du XVIIe siècle, la permanence des espaces confirme cette impression d'immobilisme. Nevers, cernée par les cours d'eau et les zones marécageuses, conserve son caractère insulaire, entourée de ses vignes et jardins, ses rares moulins à vent, ses carrières et ses gibets sur la sortie occidentale. Cependant, de nouveaux axes de vie s'organisent : en direction de la porte des Ardilliers qui devient la sortie de la route pour Paris à la fin du XVIe siècle et en direction de la Loire par les rues de la Tartre et Saint-Genest avec l'établissement des faïenceries. Cette période connaît aussi deux moments de construction monumentale. Le premier tiers du XVIe siècle continue la lancée du siècle précédent avec l'achèvement du château ducal et de la tour de la cathédrale. La première moitié du XVIIe siècle voit les réalisations des Gonzague (le château Gloriette, la place ducale et le Parc) ainsi que l'établissement des nouvelles congrégations (couvent et église des Minimes, collège et chapelle des Jésuites, couvent et chapelle des Visitandines...), ce qui renforce la présence ecclésiastique au nord de la ville.

 

Des transformations

Le XVIIIe siècle est marqué par les transformations de la ville. Quand en 1695, le roi ordonne la vente des murailles des villes de l'intérieur du royaume, le délabrement de l'enceinte, en partie accaparée par les riverains, est déjà bien avancé. A la fin du XVIIIe siècle il ne reste que la Porte du Croux et les éléments que nous connaissons encore, la nouvelle Porte de Paris est le signe d'un autre temps. Simultanément la ville commence à s'étendre au-delà des remparts, le long des principales voies d'accès comme la route de Paris, le faubourg du Mouësse... La principale extension hors les murs reste cependant le quartier des mariniers, les Pâtis, sur les bords de la Nièvre. Parallèlement, des implantations ponctuelles à grande emprise apparaissent : l'hôpital, l'Hôtel des Champs (actuelle Préfecture), la caserne ; ou s'étendent comme le parc. Elles constituent des barrières, dont les extensions futures de la ville devront s'accommoder. Cette période est aussi marquée par une volonté d'urbanisme : embellissement, salubrité, utilité. Deux faits la commandent : une nouvelle idée de l'organisation de l'espace (les rues n'appartiennent pas aux particuliers mais au public) et les nécessitées d'une circulation plus intense. Les églises Saint-Sébastien et Saint-Père sont sacrifiées parce que vétustes mais aussi pour libérer la place. Ce sont également des considérations économiques qui commandent la construction des quais à partir des années 1730 et l'établissement d'un pont continu sur la Loire. En outre, un nouveau pont est établi en amont à Médine et on construit une voie circulaire autour des remparts pour faciliter la circulation.

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