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Le Palais ducal

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Le Palais ducal, symbole du pouvoir seigneurial dans la capitale du Nivernais, est situé sur la butte qui concentre les différents pouvoirs politiques et religieux de la cité. Cette ancienne résidence est classée Monuments Historiques depuis 1840, mais elle est également un lieu de vie. Outre la salle du Conseil Municipal et des bureaux, le Palais ducal accueille en effet 200 réunions et séminaires, et autant de réceptions ainsi qu'une quinzaine d'expositions par an.

 

 

Histoire

En 1464, Jean de Clamecy, fils de Philippe de Bourgogne, hérite du comté du Nivernais. Il entreprend alors la construction d'un "hostel neuf" à proximité de l'ancien château du XIIIe siècle, aujourd'hui disparu. Si le bâtiment est achevé à sa mort en 1491, la façade qui évoque déjà la Renaissance serait plus tardive. Les Clèves, ses successeurs, élevés au rang de ducs et pairs du royaume en 1538, ont pu souhaiter parachever l'habillage du château en lui offrant une parure au goût du jour et à la mesure de leur rang.

Louis de Gonzague, duc de 1565 à 1595, en poursuit l'embellissement. Il orne les toits de la façade sud d'élégantes lucarnes Renaissance etLouis de Gonzague de hautes cheminées. Son fils Charles Ier de Gonzague entreprend en 1609 de donner une esplanade au château en aménageant une place publique. Celle-ci est conçue dans un but d'agrément et devait offrir un vaste panorama sur la Loire, mais elle ne sera terminée qu'au début du XIXe siècle.

En 1659, Charles III de Gonzague vend le duché à Mazarin. Les Mancini en héritent en 1661 et le gardent jusqu'à la Révolution. En 1793, la municipalité occupe le château qui est ensuite vendu à la Ville et au département par l'héritière du dernier duc en 1810. En 1850, la municipalité s'installe dans le nouvel hôtel de ville et laisse le château au département. Le monument est alors réhabilité afin d'y installer le Palais de justice, ce qui lui vaudra son appellation de "Palais" ducal. Une nouvelle distribution intérieure est mise en place, la façade nord est percée de fenêtres et d'une porte centrale. La façade sud est restaurée sous le contrôle des Monuments Historiques, l'édifice ayant été classé en 1840. Les sculptures originelles étant très dégradées, une part importante de l'ornementation est reconstituée par le sculpteur Jouffroy.

A la fin des années 1980, la municipalité souhaite se réapproprier ce monument historique et propose le transfert du palais de justice dans l'ancien palais épiscopal. Les travaux engagés alors conservent la distribution intérieure du XIXe siècle mais procèdent à des aménagements pour une meilleure fonctionnalité de l'édifice. L'entrée principale est percée à l'ouest au niveau du sous-sol auquel on accède par un hall sous dalle donnant rue Sabatier. Le sous-sol est aménagé pour recevoir l'accueil de l'Office de Tourisme ainsi qu'un espace d'exposition. Un escalier contemporain et un ascenseur desservent les salles des étages utilisées pour des réceptions et des expositions temporaires. Enfin, la salle du Conseil Municipal est installée sous les combles.

 

 

Présentation du monument

 

Détail du Palais ducalLes trois époques de construction expliquent le visage actuel du château, son hétérogénéité stylistique mais également son caractère unique. Les tours rondes, encore médiévales, encadrent le corps de logis dont la façade sud laisse percevoir les premières influences de la Renaissance qui s'épanouie pleinement dans le décor des lucarnes.

 

Le corps de logis s'allonge sur 53 mètres pour une largeur de 11 mètres. Les deux façades sont éclairées par de larges fenêtres à croisillons. La partie centrale correspond aux anciennes salles d'apparat et comporte un étage sur un rez-de-chaussée élevé, tandis qu'aux extrémités, deux demi-étages abritaient les appartements. La façade nord ne possède d'autre décor que les moulures des fenêtres, la corniche du toit soulignée par un cordon feuillagé et la porte centrale de style néo-gothique percée au milieu du XIXe siècle.

La façade sud, la plus prestigieuse, offre une remarquable illustration de l'architecture de la Renaissance française, tant dans son organisation que dans son ornementation. Le style de l'édifice associe en effet à l'architecture traditionnelle des hôtels urbains de la fin du Moyen Age les tendances nouvelles inspirées par l'art italien.

Sa composition symétrique est organisée par trois tourelles polygonales abritant chacune un escalier à vis.

Deux tourelles flanquent les extrémités et la troisième, de dimension plus importante, habille le milieu de la façade. A trois pans hors d'oeuvre, cette tourelle axiale est coiffée d'une flèche polygonale surmontée d'un lanternon. Elle est ajourée de fenêtres à meneaux dont la disposition

décalée correspond à la révolution interne de l'escalier à vis. Les pans entre les fenêtres sont décorés de bas-reliefs reconstitués au milieu du

XIXe siècle. Ceux-ci illustrent la légende du chevalier Hélias et celle de saint Hubert, ancêtres mythiques de la famille de Clèves. Enfin, sont également représentés les emblèmes des familles suzeraine du Nivernais : bâtons noueux réunis en forme de O de Jean de Clamecy, cygne à la chaîne d'or des Clèves et mont Olympe des Gonzague.

 

Les devises accompagnant ces sculptures appartiennent toutes aux Gonzague Nec retrogradior, nec devio "Je ne rétrograde ni ne dévie", Olumpos Fides et ce vers de Virgile Igneus est ollis vigor et celestis origo "Ils ont une force de flamme et une origine céleste".

 

Des cordons en larmiers qui contournent les ouvertures à croisillons apportent une organisation horizontale qui souligne les deux niveaux principaux. Deux petites tourelles au trois-quart engagées, dont le cul de lampe est blasonné, font saillie à l'extrémité des fenêtres encadrant la tourelle centrale.

Dans la tradition de la Renaissance française, le comble est élevé. Il est percé de six lucarnes à croupe dont les fenêtres à croisillons sont respectivement encadrées, depuis la tourelle axiale jusqu'aux extrémités, de colonnes avec ailerons, de cariatides et de pilastres. Ces ornementations sont directement inspirées de modèles italiens figurant dans le traité d'architecture de Sebastiano Serlio et ont été

restaurées à l'identique par Jouffroy. Par contre, le sculpteur a imaginé pour les allèges de ces lucarnes une suite de tableaux reprenant le thème de la légende d'Hélias.

 

 

Présentation de l'intérieur

 

Salles Henriette de Clèves et Mazarin

(ouvertes à la visite selon disponibilité)

Il s’agissait à l’origine de l’une des deux grandes salles d’apparat du château. Lors des restaurations de 1850, une nouvelle distribution intérieure est mise en place afin d’adapter le lieu à sa fonction de Palais de justice. Les murs de refend de la salle centrale sont rapprochés de

l’escalier afin de créer deux salles d’audience de part et d’autre d’un hall situé dans le prolongement de l’escalier principal. Le volume originel

de cette grande salle transparaît encore à travers les ouvertures percées dans le mur sud, correspondants aux minces tourelles en surplomb que l’on aperçoit en façade.

La destination de ces tourelles s’explique par des escaliers à vis dérobés, attenant aux murs de refend supprimés, et desservant, à miétage,

soit une tribune, soit un balcon intérieur analogue à celui restitué à l’hôtel Jacques Coeur à Bourges. Ces salles sont ornées de boiseries de style néogothique et les consoles de support des poutres présentent des écussons figurant les armes des villes nivernaises. Ces deux salles accueillent aujourd’hui des réceptions et des expositions, les drapeaux au fond de l’estrade sont ceux des villes jumelées et partenaires de Nevers.

 

Salle Fernand Chalandre

(ouverte pour exposition)

et salle des mariages

(fermée sauf lors des visites guidées)

Situées à l’étage inférieur, elles correspondent à l’ancienne salle d’apparat du rez-de-chaussée. Cet espace a subit les même transformations

au milieu du XIXe siècle, cependant la salle Fernand Chalandre a été profondément remaniée à la fin des années 1980 pour accueillir des expositions. La salle des mariages a conservé ses boiseries néogothiques dont les écussons figurent les armes des comtes de Nevers, elle est

également ornée de tentures et de mobilier ancien.

 

Salle du conseil municipal

(ouverte à la visite selon disponibilité)

L'étage des combles est situé directement sous la charpente en carène de bateau. Outre l'intérêt de son assemblage, elle a fait l'objet d'analyses dendrochronologiques en 2001 qui ont permis d'affirmer que les pièces de bois les plus anciennes remontent à l'époque de Jean de

Clamecy. En 1573, Louis de Gonzague fait percer les grandes lucarnes afin d'avoir plus de lumière pour utiliser cet espace. A la fin des

années 1980, la municipalité aménage le lieu pour y installer la salle du Conseil Municipal. Cette salle est précédée du foyer et elle est

surmontée d'une salle de presse.

La salle du foyer est ornée d'une toile du peintre serbe Dragan Martinovic. Ayant pour titre "Le gage d'amitié", cette oeuvre a été réalisée

spécialement en mars 2006 pour sceller les liens entre les villes de Sremska Mitrovica (Serbie) et Nevers. Le symbole de l'amitié entre les

deux populations apparaît au centre de la toile avec la représentation des ponts des deux villes : le pont de pierre enjambant la Loire et

le pont St-Dimitri enjambant la Save.

 

Les anciens appartements

(fermés sauf lors des visites guidés)

Les deux escaliers à vis des tourelles dégageaient les quatre niveaux communs aux tours et aux extrémités du corps central où étaient situés les logis du duc et de la duchesse. Ces logis comprenaient leurs chambres ainsi que des cabinets de travail, garde robe ou chambre de parement... Seul l'intérieur des tours nous permet aujourd'hui d'avoir une idée du volume de ces appartements qui étaient chauffés par des grandes cheminées comme en témoigne celle conservée dans la salle Gaston Roche.

 

Vous pouvez découvrir le château dans son ensemble en suivant une visite guidée tous les dimanches d'avril à octobre à 15h30.

 

 

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