Ville de Nevers | Les temps modernes
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Les temps modernes

Cette période est marquée par la présence forte d'une autorité seigneuriale plus ou moins pesante ou bénéfique. Si les Gonzague assurent une forme de patronage ducal, les Mancini font preuve de plus d'autoritarisme. La tutelle royale devient plus contraignante avec une pression fiscale accrue alors que parallèlement le pouvoir municipal s'affaiblit.

 

Le XVIe et la première moitié du XVIIe siècles sont difficiles pour Nevers surtout en raison des épidémies de peste et des problèmes d'approvisionnements qui engendrent disettes et famines. Cependant, malgré les rigueurs du temps, des ouvertures artistiques, intellectuelles et spirituelles se font jour... La Renaissance voit l'arrivée de nouvelles familles à la tête du Nivernais. Les Clèves, élevés au rang de ducs en 1538, parent le château d'une façade Renaissance. De 1565 à 1601, l'action de Louis de Gonzague et d'Henriette de Clèves marque fortement la ville. Louis encourage l'installation de faïenciers italiens dans les années 1580. Cet art se développe dans la première moitié du XVIIe siècle avec une augmentation du nombre d'ateliers qui s'émancipent de l'influence italienne pour privilégier leurs propres sources d'inspiration avec les camaïeux de bleus puis les décors persans. Louis et Henriette aident avec efficacité l'installation d'un imprimeur et font venir les Jésuites en 1571 afin de leur confier le collège de la ville pour y développer un enseignement humaniste. Catholiques convaincus, ils favorisent également l'implantation de nouveaux ordres religieux nés de la Réforme catholique, qui s'insèrent dans la ville et affirment une nouvelle esthétique. Leur fils Charles puis sa fille Marie poursuivent cette politique. Cependant en 1659, le petit-fils de Charles vend le duché à Mazarin.

 

Lorsque celui-ci acquiert le duché, Nevers est une ville en faillite. Elle sort d'un siècle et demi qui fut l'un des temps les plus éprouvant de son histoire et au cours duquel elle est passé du monde de la tour gothique de la cathédrale à celui de la façade baroque de la chapelle de la Visitation. Mais ce sont aussi des années des réalisations. C'est alors que se fait pleinement sentir la marque des Gonzague qui contribuent à renforcer l'insertion de Nevers dans les grands courants intellectuels et religieux de l'époque. La période suivante qui va du milieu du XVIIe siècle à la Révolution, sous la domination des Mancini, marque sans doute l'apogée de Nevers, en développant sa vocation commerciale. Les temps sont plus calmes et si la fiscalité est toujours pesante, des structures d'assistance soulagent quelque peu le paupérisme. Nevers est alors une petite capitale régionale, prospère grâce à la faïence, cependant concurrencée par porcelaine anglaise à partir de 1786, et au commerce. Le négoce, en particulier le trafic du bois et du fer, est en effet stimulé par l'ouverture du canal de Briare et l'affirmation de l'axe routier Paris-Lyon par le Bourbonnais. Cette prospérité se lit dans la construction de nombreux hôtels particuliers sur le modèle parisien. En outre, une volonté d'urbanisme et de modernisation se manifeste par un souci d'embellissement et de salubrité avec la construction en pierre du Pont de Loire, la création d'un corps de pompier, les premiers réverbères et la numérotation des rues.

 

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